Dihya Tadmut – La reine Kahina

          Si parmi les grandes figures historiques et féminines de l’Algérie qu’il nous faut citer, c’est bien la grande reine berbère répondant au nom de Dihya Tadmut couramment appelée Dihya ou Damya mais encore Kahina lorsque l’Algérie sera conquise par l’armée arabe menée par le général Oqba Ibn Nafi Al Fihri. Ainsi nous vous proposons de découvrir l’épopée que nous raconte Dihya Tadmunt, reine des berbères…

el-kahina-berbers-queen-aitziane-hacene-
Dihya peinte par Aitziane Hacene.

              Je suis née dans le village de Vagaïa (actuellement Baghaï) pas très loin de la grande cité de Xencelt (actuellement Khenchela) au nord-est de l’actuelle Algérie qu’on appelait Numidie. Mon père Tabet m’emmenait souvent dans les campagnes lointaines de notre village pour me recueillir auprès du tombeau de notre ancêtre le roi Medracen, père de tous les Berbères. Pendant ce temps, un vaste Empire puissant connu sous le nom des Omeyyades grandissait dans la péninsule Arabique et se propageait à une vitesse fulgurante au point d’arriver sur nos terres, cet empire mené par le général arabe Oqba Ibn Nafi Al Fihri sera maintes fois confronté à notre général, le roi Koceila qui cédera et mourra face à la conquête des Omeyyades en 686. Face à l’invasion venue de l’Orient, l’unité politique et administrative de la Numidie fera de moi Dihya, la reine des Berbères, j’étais la nouvelle représentante des forces armées royales numides.

          Ainsi, je repousserai les armées des Omeyyades menées par l’émir Hassan Ibn Numan jusqu’en Libye. En 698 l’émir Hassan Ibn Numan reprend sa reconquête appuyée par un renfort venue d’Orient, voyant que les richesses de nos terres étaient la motivation première de ce corps armé, je décide de pratiquer la stratégie de la « terre brûlée » visant à réduire mon pays en feu avec ses villes, ses terrains agricoles, ses villages… Certes la décision que j’ai entreprise était assez brutale pour mes citoyens mais ma détermination fut en vaine négociable. Dès l’an 702 je me lance au secours de la ville de Thabraca (actuellement Tabarka), cet acte héroïque de ma part me vaudra la mort.

             Aujourd’hui mes descendants, que l’on nomme Algériens ont érigé une statue à mon effigie dans mon village natal l’on peut aussi apercevoir les ruines de mon antique château. De cette façon s’achève mon histoire, puisse-t-elle se transmettre aux générations  futures.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Statue de Dihya, dans le village de Baghai.

 

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s